Étudiants en colère : les oubliés de Parcoursup se mobilisent !

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La réforme Parcoursup, vous avez sûrement entendu ce nom qui génère pas mal de remous dans le milieu éducatif. Eh bien, cette fois-ci, ce sont les « oubliés » de cette plateforme qui font parler d’eux. Imaginez: vous êtes un étudiant bourré de bonne volonté, après des années de sueur et d’angoisse pour décrocher votre bac ou valider votre licence, vous voilà à attendre, désespérément, une proposition de la part de l’université. Ce jeudi 17 juillet, c’est la dernière ligne droite pour s’inscrire. Cependant, une multitude d’étudiants se retrouvent toujours sans affectation. Ça fait grincer des dents!

Sous l’impulsion de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) de Nanterre, un rassemblement s’est organisé devant le ministère de l’Enseignement supérieur. Le but? Faire entendre la voix de ceux que le système a mis de côté. Eric, par exemple, est un de ces jeunes. Titulaire d’une licence de droit, et ayant décroché un Diplôme universitaire (DU) de droit international dans la baguette, il a pris soin de déposer des dossiers dans plusieurs universités parisiennes et même ailleurs. Mais hélas, la réponse a été unanime: aucune proposition.

Le désarroi d’Eric, il est palpable. Imaginez ne plus parvenir à dormir parce que votre futur dépend d’une liste d’attente. Les jours défilent et ce gouffre entre ses rêves et la réalité semble s’agrandir. Malaise institué, car ce n’est pas la première fois que des jeunes se heurtent à cet obstacle. Annuellement, cette situation se répète, et le nombre des « sans facs » ne cesse d’augmenter.

Un système inadapté?

Parcoursup, censé rendre l’orientation post-bac plus fluide, semble parfois pour certains d’entre eux, être aussi rassurant qu’une partie de roulette russe. L’Unef pointe du doigt les failles de cette procédure, qualifiant certains aspects de véritables « enfumages. » Coppelia Moreau, vice-présidente de l’Unef à Nanterre, ne mâche pas ses mots, condamnant fermement ce qu’elle décrit comme une « politique criminelle » visant à fermer les portes de l’Université à des jeunes issus de milieux modestes.

Et ce ne sont pas que des mots. Une étude récente démontre que, chez ceux qui ne reçoivent pas de propositions cohérentes, souvent se trouvent des élèves issus de quartiers populaires, enfants d’ouvriers ou d’immigrés. Ce refus d’accès à l’éducation supérieure créerait un tri social inacceptable, affirme l’Unef.

Un jeu de chiffres?

Le ministère reconnaît qu’environ 125 685 étudiants n’ont pas reçu d’affectation en 2024. Mais pour les représentants syndicaux, ce chiffre cache une réalité bien plus sombre. Selon eux, nombreux sont ceux qui se voient proposer des cursus qui ne correspondent en rien à leur projet. L’exemple d’Anella, nouvellement bachelière des Hauts-de-Seine, en est une illustration: souhaitant étudier les sciences politiques pour envisager un avenir dans le journalisme, elle ne reçoit qu’une proposition pour une faculté de droit. Pas vraiment le plan rêvé quand on ambitionne de se lancer dans les médias.

Faire bouger les lignes

Solidarité en prime, les jeunes comme Anella se mobilisent. Le rassemblement de l’Unef ne se veut pas qu’un cri de contestation, mais une volonté de peser dans le rapport de force. Un budget de l’éducation amputé de 1,5 milliard d’euros pour 2025, inquiétant? Absolument, car selon Coppelia Moreau, trouver 15 milliards ne devrait pas être un exploit, mais une nécessité, juste afin que chaque étudiant ait une place à l’université.

Et parlons-en, de ces « méthodes répressives » évoquées à l’université de Nanterre, où des filatures et autres micro-espionnages auraient été mis en place contre des syndicalistes étudiants. Quand faire entendre sa voix devient suspect, que nous dit-on de notre démocratie et de notre système éducatif?

Alors, la mobilisation aura-t-elle suffisamment d’écho pour instiller du changement? En tout cas, elle rappelle les promesses récurrentes non tenues et nous pousse à réévaluer notre engagement à offrir une éducation accessible à tous les jeunes de France.

À se demander si, un jour, les nuages noirs qui planent sur l’horizon éducatif ne laisseront pas place à un ciel plus dégagé.

Source

https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/temoignages-comment-est-ce-possible-alors-qu-on-a-travaille-toutes-ces-annees-les-oublies-de-parcoursup-se-mobilisent-devant-le-ministere-de-l-education-nationale-3188376.html/

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