« Quelle réponse choisir ? » emploie une forme liée au nom réponse. « Je pense qu’elle répondra » contient au contraire que + elle. Les deux formes se ressemblent à l’oral, mais leur rôle est différent. En français, l’orthographe se vérifie donc en analysant la construction.
Quel, quelle, quels, quelles : choisir selon le nom
Quel est notamment un déterminant interrogatif : il sert à questionner sur une personne ou une chose. Il peut aussi marquer une exclamation. Dans la terminologie traditionnelle, on parle d’adjectif interrogatif ou exclamatif. Sa terminaison dépend du groupe qu’il accompagne.
| Genre et nombre | Forme | Exemple |
|---|---|---|
| Masculin, un seul. | quel | Quel carnet préférez-vous ? |
| Féminin, un seul. | quelle | Quelle couverture préférez-vous ? |
| Masculin, plusieurs. | quels | Quels carnets préférez-vous ? |
| Féminin, plusieurs. | quelles | Quelles couvertures préférez-vous ? |
La forme s’accorde avec le nom. Pour le vérifier, faites varier le groupe : « Quel livre ? », puis « Quelle histoire ? », puis « Quelles histoires ? ». Ce déplacement rend visibles les informations qui commandent la terminaison.
La place peut changer : « Quelle est votre réponse ? » ne présente pas immédiatement le groupe dans le même ordre que « Quelle réponse choisissez-vous ? ». La proximité d’un verbe ne suffit donc pas à imposer une apostrophe.
La forme avec apostrophe : reconnaître un pronom personnel
Le groupe avec apostrophe réunit un élément élidé et le pronom elle. Dans la formulation de l’introduction, remplacez par « Je pense qu’il répondra ». Le sujet de répondra change ; la construction reste possible.
On peut aussi avoir « les livres que Léa choisit ». Ici, que est relatif : il reprend les livres et introduit une information à leur sujet. Remplacez Léa par elle, puis élidez le e de que : vous obtenez la forme avec apostrophe dans une autre construction que « je pense que… ».
La fiche de l’OQLF sur ces deux formes présente la distinction et les possibilités de remplacement.
Un test utile, avec une limite : qu’il ou que lui
Le remplacement par qu’il fonctionne lorsque le groupe contient un sujet. Mais dans « Il est plus patient qu’elle », la comparaison appelle que lui si l’on passe au masculin : « Il est plus patient que lui ». On ne peut pas recopier le même remplacement dans toutes les constructions.
Le bon raisonnement consiste à chercher si elle désigne une personne dans la construction, puis à choisir la forme masculine adaptée. C’est plus fiable que de transformer toute suite entendue en une formule unique.
Les erreurs fréquentes à éviter
L’erreur : ajouter une apostrophe dès qu’une action suit. Dans « Quelle est la solution ? », on garde la forme soudée, même si le groupe est suivi du verbe être. Ce dernier ne fournit pas à lui seul la réponse.
Compter les personnes plutôt que le groupe concerné. « Quelle équipe gagne ? » garde une forme féminine sans marque du pluriel : une équipe peut réunir plusieurs personnes, mais le nom reste grammaticalement un seul ensemble.
Confondre elles et quelles. « Je souhaite qu’elles viennent » réunit l’élément élidé et un sujet désignant plusieurs personnes. « Quelles élèves viennent ? » pose une question sur l’identité des élèves. L’apostrophe ne s’ajoute pas ou ne se retire pas pour une simple question de longueur.
Comment apprendre à justifier sa réponse ?
- Repérez le groupe concerné. Cherchez la chose sur laquelle porte la question ou la personne désignée.
- Testez un changement. Remplacez le groupe par un équivalent d’un autre genre, ou passez à plusieurs éléments.
- Relisez le résultat. Le remplacement doit rester grammatical et conserver l’idée de départ.
Un exercice sans choix proposé : transformez « Quel dessin montre-t-elle ? » en parlant d’une affiche, puis de plusieurs affiches. Vous obtenez « Quelle affiche montre-t-elle ? » et « Quelles affiches montre-t-elle ? ». La terminaison varie avec le groupe présenté, pas avec la personne qui montre.
Pour finir, gardez une distinction entre ces cas et « quelle que soit la réponse ». Cette dernière construction possède sa propre analyse, liée au sujet et à la concession. Reconnaître la famille d’un problème est déjà une façon de ne pas appliquer la mauvaise règle.
Mini-quiz : vérifiez ce que vous avez compris
Choisissez une réponse par situation. Les explications restent disponibles ci-dessous, même sans JavaScript. Un point par réponse juste ; ce mini-quiz ne mesure pas votre niveau général.
Voir le corrigé expliqué
Prêt à progresser avec Stewdy ?






